Une présence templière bien attestée à Romillé
Attestation et importance du Temple de Romillé
Romillé apparaît comme un établissement templier anciennement constitué. Les mentions conservées montrent qu’il ne s’agissait pas seulement d’un souvenir toponymique, mais d’un ensemble foncier assez vaste, connu plus tard comme le membre de Romillé. Au XVIIe siècle encore, cette dépendance conservait le souvenir d’une ancienne organisation couvrant de nombreuses paroisses des diocèses de Rennes et de Saint-Malo.
Les documents signalent aussi une mention ancienne associant Romillé à d’autres biens du secteur, notamment Hédé et Montfort. Cette documentation va dans le sens d’une implantation réelle dans cette partie de la Bretagne, sans permettre pour autant d’affirmer ici, à elle seule, la forme exacte du premier établissement au moment de sa fondation.
Le centre domanial de Romillé
À l’époque moderne, le chef-lieu du Temple de Romillé était placé à la Metterie, en Romillé. Ce lieu, voisin d’un village appelé le Temple, paraît conserver la mémoire du noyau seigneurial ou domanial de l’ancienne possession. Les textes laissent entendre que la métairie correspondait au domaine relevant autrefois du manoir templier.
Cette situation invite à la prudence dans les mots employés : la présence est bien documentée, mais les éléments ici disponibles ne suffisent pas à transformer automatiquement ce site en commanderie autonome. Il est plus juste de parler d’une maison du Temple ou d’un domaine templier à Romillé.
Étendue des dépendances
Le membre de Romillé s’étendait largement au-delà de la seule paroisse. Les documents indiquent qu’il relevait d’un ensemble couvrant pas moins de vingt et une paroisses. Parmi celles-ci figurent notamment Romillé, Hédé, Saint-Jean et Saint-Nicolas-de-Montfort, Monterfil, Saint-Maugand, Bédée, Saint-Gonlay, Saint-Malon, Langan, Meillac, Irodouër, Pleumeleuc, Saint-Gilles, la Chapelle-Thouarault, Mordelles, Iffendic, Bréal, Talensac, le Verger et Miniac-sous-Bécherel.
Cette extension montre que Romillé occupait une place notable dans l’organisation templière régionale. Il s’agissait d’un centre de gestion foncière et seigneuriale, appuyé sur des terres, des droits et des revenus répartis dans un vaste territoire rural.
Liens avec Hédé et Montfort
Les notices conservées rapprochent Romillé d’autres établissements voisins, en particulier Hédé et Montfort. Une charte du XIIe siècle est invoquée pour signaler ensemble Hédé, Romillé et Montfort, ce qui suggère une ancienne structuration commune ou du moins des liens étroits entre ces possessions.
Il est également indiqué que le Temple de Montfort faisait partie du Temple de Romillé. Cette relation confirme l’importance du domaine de Romillé dans le maillage templier du secteur. En revanche, il convient de ne pas transférer à Romillé des éléments relevant proprement de Montfort ou d’autres lieux voisins.
Après la disparition de l’Ordre du Temple
Comme ailleurs, les biens templiers passèrent ensuite aux mains des Hospitaliers. La documentation postérieure conserve surtout l’image d’un ensemble de bailliages, de fiefs et de revenus, plus que celle d’un établissement monumental encore intact. Au XVIIe siècle, il ne subsistait déjà plus de l’ancienne importance du Temple de Romillé qu’un souvenir affaibli, malgré la permanence de son cadre foncier.
Traces et mémoire du lieu
Pour Romillé, la mémoire templière repose donc à la fois sur les textes et sur certains noms de lieux. La Metterie et le village du Temple conservent le souvenir d’une implantation ancienne, même si les documents fournis ne permettent pas de décrire avec certitude l’aspect des bâtiments médiévaux.
Raccord historique local
Le rapprochement territorial désormais consolidé permet de relier Romillé à un point d’implantation templière documenté dans le même département : Montfort-sur-Meu.
Ce lieu est aujourd’hui rattaché à Saint-Malon-sur-Mel – 35 Domaine du Temple de Romillé Dès 1163. Cette précision permet de distinguer le site historique de la commune administrative actuelle.
Le dossier fait notamment apparaître chapelle, moulin à eau, maison du Temple, domaine du Temple. Ces éléments sont présentés comme des repères du secteur et non comme la preuve automatique d’une commanderie dans la commune moderne.
La formulation reste volontairement prudente : le rapprochement confirme un lien territorial documenté sans étendre au-delà des éléments établis la nature exacte de la présence de l’Ordre du Temple.
POUR APPROFONDIR
Découvrir l’Ordre du Temple
Pour replacer cette histoire locale dans une chronologie plus large, consultez notre histoire des Templiers et de l’Ordre du Temple, de ses origines à sa suppression en 1312.
Pour découvrir l’univers templier proposé par notre partenaire marchand, retrouvez également l’Univers des Templiers de La Forge des Chevaliers®.
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