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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Fief du Temple de Bailly

Un fief templier à Bailly, dans la paroisse de Glisolles

Repères territoriaux liés

Le Fief du Temple de Bailly correspond à un bien relevant de la présence templière dans la paroisse de Glisolles, dans l’actuel département de l’Eure. Il ne s’agissait pas nécessairement d’une commanderie autonome, mais d’un ensemble foncier identifié autour d’un moulin, d’une maison et de terres attenantes.

Localisation historique

Le site était situé dans la paroisse de Glisolles. La documentation le désigne comme le Fief du Temple de Bailly et rattache ce bien au secteur de Glisolles, dans le pays de Conches. Son emplacement exact n’est plus assuré aujourd’hui, même si une identification avec un lieu-dit ou un hameau lié à un ancien moulin a pu être envisagée avec prudence.

Origine et consistance du bien

À Bailly, les Templiers possédaient un ensemble composé d’une maison, d’un grand moulin sur l’Iton et de quelques terres. La nature principale du bien est donc bien celle d’un moulin templier intégré à un petit domaine, et non celle d’une grande maison du Temple attestée comme chef d’établissement.

Donation aux Templiers

Le moulin de Bailly entra dans le temporel du Temple par la libéralité d’un seigneur du pays, Richard de Tournedos. En 1230, celui-ci donna aux frères du Temple son moulin de Bailly, près de Glisolles, avec ses dépendances et la terre qui y touchait.

Cette donation ne portait pas seulement sur le bâtiment du moulin. Elle comprenait aussi les droits et les usages attachés à l’exploitation du site. Richard accorda en outre aux Templiers la mouture de sa terre et de sa seigneurie, tout en se réservant, lorsqu’il ferait moudre ses propres grains au moulin de Bailly, de ne payer aucun droit.

Le même acte ajoutait encore une pièce de terre connue sous le nom de Champ de la Mare-Buffaut, tenue près du chemin du Mesnil. Ces éléments montrent que Bailly formait un petit ensemble économique cohérent, centré sur l’usage du moulin et les revenus qui en dépendaient.

Rattachement à l’ensemble de Renneville

Bailly apparaît parmi les biens dépendant de l’ensemble de Saint-Étienne-de-Renneville. Cela invite à voir dans ce fief un membre ou une dépendance intégrée à une organisation domaniale plus large, plutôt qu’un établissement isolé. La présence templière y est donc certaine, mais elle doit être qualifiée avec exactitude : il s’agit d’un bien foncier et meunier relevant du réseau du Temple dans cette région.

Disparition du site et devenir des biens

La maison et le moulin de Bailly avaient disparu au plus tard au XVIe siècle. Le site ancien n’était donc déjà plus conservé comme établissement en activité à cette époque.

Les terres et les revenus seigneuriaux qui en dépendaient furent alors réunis au domaine de la commanderie de Saint-Étienne-de-Renneville. L’histoire de Bailly se poursuit ainsi moins par la conservation de bâtiments que par l’intégration de ses revenus à un ensemble hospitalier ou seigneurial plus vaste après la disparition de l’établissement primitif.

Toponymie et mémoire du lieu

Le nom de Bailly est anciennement attesté sous des formes variables. Cette variation des graphies rappelle l’ancienneté du lieu, mais ne modifie pas l’identification générale du fief dans la paroisse de Glisolles.

Implantations liées à cette commune

Cette page fait partie d’un ensemble local comportant une ou plusieurs notices distinctes. Ces raccords permettent de replacer la commune et ses établissements dans le même dossier territorial sans les fusionner.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Fief du Temple de Bailly