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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Seigneurie du Temple de Queudes

Queudes, possession templière relevant de Barbonne

Repères territoriaux liés

Queudes, dans l’actuelle commune de Barbonne-Fayel (Marne), correspond bien à une possession liée à l’Ordre du Temple. Les documents ne permettent pas d’y reconnaître avec certitude une commanderie autonome, mais ils attestent l’existence d’un bien templier doté de domaine, de justice et de seigneurie, passé ensuite aux Hospitaliers.

Localisation historique

Le lieu est signalé dans le département de la Marne, arrondissement d’Épernay, canton de Sézanne, sur le territoire de la commune de Barbonne-Fayel. Dans les textes anciens, le nom apparaît sous une forme latinisée voisine de apud Cubitos.

Origine de la possession

La présence templière à Queudes est explicitement attestée par une acquisition réalisée en 1209. Cette année-là, les Templiers achetèrent aux religieux de la Charité-sur-Loire tout ce que ceux-ci possédaient à Queudes, avec le domaine, la justice et la seigneurie attachés au lieu.

Cette mention montre que le site ne se réduisait pas à une simple référence toponymique : il s’agissait d’un bien seigneurial réel, intégré au réseau foncier templier de la région.

Nature du bien

Les documents anciens rattachent Queudes à l’ensemble de Barbonne et évoquent une maison et une grange autrefois présentes sur place. Cela conduit à voir dans Queudes une dépendance rurale et seigneuriale du Temple, plutôt qu’une commanderie indépendante.

Le libellé ancien de moulin du Temple doit donc être compris avec prudence. La documentation fournie insiste d’abord sur les terres, la maison, la grange et les droits seigneuriaux. En l’état des éléments disponibles ici, il est plus sûr de décrire Queudes comme une possession templière relevant de la seigneurie de Barbonne.

Biens et état du domaine

Un état des biens dressé en 1460 pour la commanderie de Barbonne indique à Queudes une trentaine d’arpents de terres appartenant alors à l’Hôpital. Le même document précise que le lieu avait autrefois maison et grange, mais qu’il n’y subsistait plus rien à cette date.

La disparition des bâtiments est attribuée aux guerres du XVe siècle. La maison, détruite dans ces troubles, ne fut pas relevée par la suite.

Après les Templiers

Comme ailleurs, les biens de Queudes passèrent des Templiers aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les textes indiquent clairement que ce que les Hospitaliers possédaient ensuite à Queudes provenait de l’héritage foncier templier.

Au bas Moyen Âge, Queudes apparaît ainsi comme un membre ou une dépendance relevant de Barbonne, conservant des terres et des droits, mais non plus les bâtiments qui avaient marqué son organisation antérieure.

Ce que l’on peut retenir

  • La présence templière à Queudes est attestée et ne doit pas être niée.
  • Cette présence résulte d’une acquisition de 1209 portant sur le domaine, la justice et la seigneurie.
  • Le lieu possédait autrefois une maison et une grange.
  • Au XVe siècle, il n’en restait plus que des terres, pour environ une trentaine d’arpents.
  • Rien, dans les éléments disponibles ici, n’impose d’en faire une commanderie autonome.

Implantations liées à cette commune

Cette page fait partie d’un ensemble local comportant une ou plusieurs notices distinctes. Ces raccords permettent de replacer la commune et ses établissements dans le même dossier territorial sans les fusionner.

Situer cette implantation

Croix des Templiers – Seigneurie du Temple de Queudes