Domaine du Temple de Coutelas
Repères territoriaux liés
Le domaine du Temple de Coutelas, sur le territoire de l’actuelle commune de Régusse dans le Var, correspond à une implantation templière attestée autour d’une grange, et non nécessairement à une commanderie autonome. Le lieu s’inscrit dans l’histoire d’un petit terroir et d’un habitat ancien mentionnés au Moyen Âge sous des formes voisines de Contellars ou Cotellascio.
Localisation historique
Coutelas relevait anciennement d’un petit territoire distinct, aujourd’hui rattaché à Régusse. Les documents le situent dans l’aire de l’actuel Haut-Var, dans un secteur où les Templiers possédaient également des biens organisés depuis la maison de Saint-Maurice de Régusse.
Attestations médiévales
La première mention connue du lieu apparaît au XIIIe siècle avec le castrum de Contellars, signalé dans une liste des localités du diocèse de Riez dressée entre 1232 et 1244. Une autre mention figure en 1252 dans une enquête sur les droits comtaux, où Coutelas est compté avec Baudinard pour certaines redevances.
Une église dédiée à saint Maxime de Riez est également attestée. Elle contribue à la décime de 1274. Au siècle suivant, elle semble liée à la maison de Régusse, puisque l’inventaire des biens de l’Hôpital en 1338 mentionne l’ecclesia de Cotellascio et indique que son entretien pesait sur la maison de Régusse.
Implantation templière
Les documents associent clairement le site à une présence de l’Ordre du Temple. Cette présence ne doit pas être confondue d’emblée avec une commanderie propre à Coutelas. Pour le lieu traité, la qualification la plus sûre est celle de grange du Temple, c’est-à-dire un établissement d’exploitation appartenant au réseau templier.
Il est indiqué qu’à partir du milieu du XIIIe siècle, les Templiers développèrent sur ce territoire un hameau sur le plateau autour de leur grange, désignée sous le nom de Bastida Sancti Vincencii, correspondant au lieu appelé plus tard Villeneuve. Cette évolution montre une mise en valeur du terroir templier dans l’environnement de Coutelas.
Habitat et évolution du site
Coutelas paraît avoir été un très petit village. Les éléments conservés suggèrent un déclin rapide au cours de la fin du Moyen Âge. Ni Coutelas ni l’agglomération développée autour de la grange templière ne figurent parmi les feux contribuables relevés au début du XIVe siècle, ni plus tard au XVe siècle.
Le territoire n’est toutefois pas totalement abandonné sur la longue durée. Au XVIe siècle, Coutelas réapparaît parmi les villages repeuplés, avec une population modeste et dispersée. Cette faiblesse de l’habitat se maintient ensuite, jusqu’au rattachement du territoire à la commune de Régusse au XIXe siècle.
Devenir après la suppression de l’Ordre
Après la suppression de l’Ordre du Temple au début du XIVe siècle, les biens et charges liés au site passent dans l’orbite de l’Hôpital. L’église de Coutelas est alors documentée dans les possessions dépendant de la maison de Régusse. Cette continuité confirme l’intégration du lieu dans un ensemble foncier et religieux plus vaste, sans autoriser pour autant à faire de Coutelas une commanderie distincte.
Toponymie et mémoire du lieu
Le nom de Coutelas conserve le souvenir d’un ancien terroir médiéval et d’une présence templière réelle. Dans ce cas précis, la mémoire du Temple renvoie surtout à un domaine rural structuré autour d’une grange, en relation avec les établissements templiers voisins du secteur de Régusse.
Implantations liées à cette commune
Cette page fait partie d’un ensemble local comportant une ou plusieurs notices distinctes. Ces raccords permettent de replacer la commune et ses établissements dans le même dossier territorial sans les fusionner.
Situer cette implantation

Raccord historique local
Le rapprochement territorial désormais consolidé permet de relier Régusse à un point d’implantation templière documenté dans le même département : Saint-Maurice-de-Regusse.
Ce lieu est aujourd’hui rattaché à Regusse – 83 Maison du Temple de Saint-Maurice de Regusse Au mois d'octobre 1164. Cette précision permet de distinguer le site historique de la commune administrative actuelle.
Le dossier fait notamment apparaître moulin à eau, grange, maison du Temple, domaine du Temple. Ces éléments sont présentés comme des repères du secteur et non comme la preuve automatique d’une commanderie dans la commune moderne.
La formulation reste volontairement prudente : le rapprochement confirme un lien territorial documenté sans étendre au-delà des éléments établis la nature exacte de la présence de l’Ordre du Temple.