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BOUTIQUE DES TEMPLIERS

Les Templiers à Confrançon

Une présence templière attestée à Confrançon

Le dossier de Confrançon ne relève pas d’une simple hypothèse régionale : des biens liés aux Templiers y sont bien attestés. Les mentions conservées concernent surtout le secteur d’Asnières-les-Bois et le hameau de Cornaton, dans l’actuelle commune de Confrançon, en Bresse. Il ne s’agit pas, d’après les éléments disponibles, d’une commanderie autonome, mais de domaines et droits en rapport avec les Templiers de Laumusse.

Asnières-les-Bois et la concession de 1198

À Asnières-les-Bois, ancienne seigneurie dotée d’un château-fort, la documentation signale qu’à la fin du XIIe siècle Renaud d’Asnières, issu de la famille seigneuriale locale, fit une concession aux Templiers de Laumusse en 1198. Cette opération établit clairement un lien entre le territoire de Confrançon et le patrimoine templier.

Le témoignage d’Humbert de Genod, dit de Crottet, est associé à cette donation. Cette mention confirme que l’acte s’inscrivait dans un cadre seigneurial reconnu, et non dans une tradition tardive ou une attribution légendaire.

Cornaton et le moulin mentionné en 1209

Le hameau de Cornaton fournit une seconde attestation importante. En 1209, Hugues de Cornaton, qualifié de chevalier, transigea avec les Templiers de Laumusse au sujet d’un moulin sis sous Polliat. Cette mention est essentielle pour l’histoire locale, car elle rattache explicitement le secteur de Confrançon à un bien d’exploitation et à des droits discutés avec l’ordre du Temple.

La nature même du dossier invite à la prudence : le texte ne prouve pas l’existence d’une commanderie à Cornaton, mais il atteste bien des intérêts templiers dans le secteur, en particulier autour d’un moulin et de biens fonciers liés au hameau.

Des acquisitions encore signalées au milieu du XIIIe siècle

La présence templière ne se limite pas à l’acte de 1209. En juin 1254, Guillaume Frillet donna aux Templiers tout ce qu’il possédait à Cornaton. Cette nouvelle mention montre que les frères du Temple continuaient à recevoir ou à consolider des biens dans ce territoire au XIIIe siècle.

L’ensemble formé par la concession d’Asnières-les-Bois, la transaction de Cornaton et la donation de 1254 dessine donc une implantation foncière réelle, faite de droits, possessions et intérêts ruraux, sans qu’il soit nécessaire d’y voir une maison templière indépendante.

Le cadre seigneurial de Cornaton

Cornaton apparaît comme un fief avec maison-forte, doté de justice moyenne et basse, tenu au commencement du XIIIe siècle par Hugues de Cornaton. Dans ce contexte, les Templiers interviennent non comme seigneurs exclusifs du lieu, mais comme détenteurs ou bénéficiaires de droits reconnus dans le ressort local.

Cette distinction est importante : l’histoire de Cornaton ne doit pas être transformée en histoire d’une commanderie. Les éléments conservés permettent plutôt de parler d’un ensemble de possessions templières ou de rapports patrimoniaux intégrés à un paysage seigneurial plus large.

Ce que l’on peut dire de la présence du Temple à Confrançon

En revanche, les données disponibles ne suffisent pas à faire de Confrançon une commanderie templière. Le dossier renvoie plus sûrement à des domaines ruraux, droits fonciers et biens d’exploitation relevant de l’orbite de Laumusse.

Après la disparition de l’ordre du Temple

Les documents réunis ici décrivent surtout les attestations des XIIe et XIIIe siècles ainsi que l’arrière-plan seigneurial de Cornaton. Ils ne permettent pas, dans ce dossier précis, de détailler avec certitude le devenir local de chacun de ces biens après la suppression de l’ordre du Temple au début du XIVe siècle. On peut seulement retenir que les mentions conservées suffisent à établir l’existence d’un patrimoine templier antérieur dans le territoire de Confrançon.

En résumé

L’histoire templière de Confrançon repose sur des faits précis : une concession à Asnières-les-Bois en 1198, une transaction en 1209 à Cornaton au sujet d’un moulin sous Polliat, puis une donation en 1254. Ces éléments montrent une présence bien attestée de l’ordre du Temple dans la commune actuelle, sous la forme de biens et droits ruraux, sans preuve d’une commanderie locale autonome.

Raccord historique local

Le rapprochement territorial désormais consolidé permet de relier Confrançon à un point d’implantation templière documenté dans le même département : Asnieres-les-Bois.

Ce lieu est aujourd’hui rattaché à Confrançon – 01 Domaine du Temple d'Asnière-les-Bois En 1198. Cette précision permet de distinguer le site historique de la commune administrative actuelle.

Le dossier fait notamment apparaître moulin à eau, domaine du Temple, commanderie. Ces éléments sont présentés comme des repères du secteur et non comme la preuve automatique d’une commanderie dans la commune moderne.

La formulation reste volontairement prudente : le rapprochement confirme un lien territorial documenté sans étendre au-delà des éléments établis la nature exacte de la présence de l’Ordre du Temple.

REPÈRES TERRITORIAUX

Replacez cette commune dans le maillage territorial de l’Ordre du Temple.

Les Templiers à Confrançon

Repères territoriaux liés